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Prévu dans l’article L4131-3 du Code du travail, le droit de retrait permet à un salarié de quitter son poste de travail ou de refuser de s’y installer, sans l’accord de son employeur. Pour l’exercer, il doit d’abord avoir alerté son employeur « de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection ».

Le salarié n’a pas à prouver qu’il y a bien un danger mais il doit se sentir menacé. Le risque peut être immédiat ou survenir dans un délai rapproché. L’employeur ne peut prendre aucune sanction ou retenue de salaire à l’encontre du travailleur qui a exercé légitimement son droit de retrait.

Une situation qui s’apprécie au cas par cas

« Seul un juge prud’homal est compétent pour dire si le salarié est légitime ou non d’exercer son droit de retrait », expliquait à Dossier Familial, avant le premier confinement au printemps, Me Eric Rocheblave avocat spécialisé en droit du travail. C’est une situation qui s’apprécie au cas par cas. « On ne

 

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